Quand Reda Jarir et Sami Hamine ont cherché un plateau pour démarrer URLab début 2026, ils ne voulaient pas un open-space géant. Ils voulaient un endroit fermé, calme, propice à la confidentialité — et une vraie salle de réunion pour recevoir des Chief Actuaries d’assureurs européens. Ils ont posé leurs cartons chez Zecoworking en janvier 2026.


Ce que fait URLab
URLab est une plateforme « agentic data» conçue pour les actuaires. Concrètement : des agents IA spécialisés qui prennent en charge ou accélèrent les workflows historiquement les plus chronophages du métier, avec une interface conversationnelle plutôt qu’une bibliothèque Excel + macro VBA + scripts SAS à maintenir soi-même.
Les six disciplines couvertes par les agents URLab :
- Pricing vie — mortalité, longévité, morbidité
- Pricing non-vie / IARD — tarification générale
- Provisionnement & reserving — claims development, IBNR
- Capital & solvabilité — Solvabilité II, IFRS 17
- ALM — asset-liability management
- Risque extrême & catastrophe — cat modelling, réassurance
L’objectif est explicite et tient en une phrase : passer de semaines à heuressur des tâches que l’industrie continue de faire à la main par habitude — préparation de données hétérogènes, montée de modèles, déploiement d’outils internes pour les équipes métier.
Les fondateurs : actuariat + IT, complémentarité 360°
URLab n’est pas un projet d’ingénieurs qui ont lu un Wikipedia sur l’actuariat. C’est la rencontre de deux profils qui connaissent leurs domaines respectifs depuis l’intérieur.
- Reda Jarir, CEO— 15+ ans comme actuaire en assurance. Connaît les bottlenecks de la discipline parce qu’il les a vécus.
- Sami Hamine, CTO — ex IT director de grands corporates. Capable de transformer la vision actuarielle en plateforme production-grade, scalable, monitorée.
Le duo est soutenu par un advisory board taillé pour la mission, qui cumule plus de 75 ans d’expérience cumulée dans l’industrie : David Dubois(30+ ans d’executive en assurance), Vincent Lepez (25+ ans de leadership en réassurance) et Simon Rechatin (20+ ans en assurance, réassurance et conseil).
Disruption de l’actuariat : l’IA arrive dans une discipline historiquement Excel
L’actuariat est l’un des derniers grands silos data où l’automatisation par IA n’a pas encore frappé fort. Trois raisons à cela :
- Régulation lourde— Solvabilité II, IFRS 17, revue ACPR : le modèle doit être auditable, explicable, et documenté ligne à ligne. Pas un terrain naturel pour les black boxes d’agents génériques.
- Spécialisation mathématique — ce ne sont pas des datasets CRM ou des logs web. Triangles de développement, lois de mortalité, copules pour le risque extrême : le vocabulaire métier est pointu.
- Données propriétaires hétérogènes— chaque assureur a son legacy SAS, ses partenaires de courtage, ses formats internes. Pas de standard unifié sur lequel un agent générique pourrait s’ancrer.
Les agents URLab sont conçus exactement pour ce contexte : traçabilité native, langage actuariel embarqué, modèles auditables. C’est ce qui les différencie d’un agent IA générique (style Crew AI ou outil RAG packagé) qui n’a aucun ancrage dans le domaine.
Le marché visé est clair : compagnies d’assurance vie et IARD, réassureurs, cabinets de conseil actuariel — un marché européen dominé par AXA, Allianz, Generali, Munich Re, Swiss Re, et un long tail d’assureurs régionaux qui n’ont pas les moyens de payer 50 actuaires en interne.
Pourquoi URLab a choisi Zecoworking
Comme la plupart des coworkers tech qu’on accueille, l’équipe URLab a posé des contraintes claires en cherchant un plateau :
- Bureau privatif fermé— la propriété intellectuelle d’une startup AI ne se discute pas en open-space partagé. Prompts, modèles, datasets clients : tout doit rester confiné.
- Salle de réunion équipée — recevoir un Chief Actuary ou un Head of Solvency II implique un cadre pro irréprochable. Visio, écran, calme.
- Adresse Pont de Neuilly— porte d’entrée vers La Défense, où sont concentrés les principaux assureurs européens basés à Paris. 8 minutes d’Étoile en M1.
- Engagement souple — une startup early-stage ne signe pas un bail commercial 3/6/9. Chez Zecoworking, on respire au rythme de la traction.
C’est ce mix qui les a fait choisir le plateau en janvier 2026, et c’est ce mix qui les fait rester aujourd’hui.
